la cantatrice chauve

 

d'après eugène ionesco / conception, mise en scène et scénographie julien francfort / assistante mise en scène charlotte legrée / avec mathieu amailland, victoria de calan, claire devoisins, charlotte legrée, arnault richaud, titouan seby et élise turcaud / création maquillage solène chauveau

création le 15 mars 2018 à Angers

Ce que nous vivons présentement est alarmant et bouleversant. Il me semble aussi difficile de vivre dans le calme et la sérénité pour y exercer vivement sa conscience dans notre monde. Nous ne pouvons pas vivre qu’avec un peu de conscience dans le calme et la sérénité. La conscience doit nous dominer pour nous élever. D’ailleurs le calme et la sérénité n’existent encore que pour quelques temps.

 

Ce que nous essayons sur le plateau ce sont tous ces comportements, tous ces gens qui se laissent emporter au nom de multiples nouvelles fois. Toutes ces fois qui existent, qui vous séduisent et auxquelles vous tendez les bras gaiement, tant la destinée vous semble douce. Alors vous foncez, sans comprendre, sans penser parfois, ni même se faire retourner la pensée sur elle-même, vous plongez, vous quittez le large de votre conscience, et, pour certains, vous vous noyez déjà dans les abysses de votre inconscience. Mais au nom de quelle délivrance pouvez-vous encore continuer de vous vendre ? Regardez-vous, regardons-nous : tout le monde est égaré et tout le monde est perdu.

 

En Juin 2017, lors d'une expérience de jury au Festival d'Anjou, Xavier Gallais m’enseignait une certaine philosophie de l’élan et de l’abandon dans le jeu du comédien. Se donner de l’élan pour la puissance, l’appui et le bon ; S’abandonner pour la liberté, le mystère et le choc. Maîtriser sa vitesse. L’espoir existe, il serait ardu de vivre sans. La mise en scène est totalement construite avec des chaises et des comédiens, qui sont eux-mêmes des chaises. Une chaise se porte, supporte, se pose, s’oppose, s’emboite avec une autre chaise.

 

Nos vies in medias res et l’évaporation de la métaphore de nos quotidiens nous conduit terriblement à l’impossible communication. Ralentir et cultiver sa mémoire, telle est l’herméneutique sociologique du  discours que nous portons dans cette création.

production : association les 3 coups

co-production :  Anjou Théâtre, Direction de la Culture et des Iniativies Angers, association les factuelles, CROUS Nantes-Pays de la Loire

soutien : UCO Angers

prix du public 26e festival les 3 coups

dates passées                                                                                                      

15 mars 2018

festival les 3 coups - Angers

24 mars 2018

festival très tôt en scène - Château du Plessis-Macé

29 mars 2018

auditorium cré@ction - Angers

5 avril 2018

festival les 3 coups - Angers

11 avril 2018

auditorium cré@ction - Angers